Réalisation CiiB

Constructeur informatique français

L’informatique française à la Bourse de Paris

Entreprise accompagnée SMT Goupil
1985 Introductions en Bourse
Technologies

CiiB accompagne SMT Goupil, constructeur français de micro-ordinateurs, dans son accès au Hors Cote de la Bourse de Paris.

L’opération

Contexte et opération

En avril 1985, CIIB accompagne l’introduction de SMT Goupil au Hors Cote de la bourse de Paris selon un mécanisme original : une augmentation de capital directement associée à l’admission en Bourse.
L’opération permet de renforcer les fonds propres de l’entreprise d’environ 25 millions de francs, tout en maintenant le contrôle des fondateurs et en offrant aux nouveaux actionnaires un prix de souscription fixé à l’avance. Les Échos présente alors cette formule, garantie par CIIB, comme une méthode « judicieuse » susceptible d’inspirer d’autres PME candidates à la Bourse.
Accompagnement CiiB

Notre intervention et ses résultats

Rôle de CiiB

Accompagnement de SMT Goupil dans son accès au Hors Cote de la Bourse de Paris en 1985.
Mémoire de l’opération

Sources et archives

Documents, publications et archives permettant de retracer l’opération et son contexte historique.

SMT Goupil
Une méthode judicieuse d’introduction
web
Finance Circulaire

Liste des 54 petites entreprises introduites en bourse par CiiB sur les sept bourses régionales françaises

Consulter la source
Transcription
Les Echos — 4 avril 1985

SMT Goupil
Une méthode judicieuse d’introduction

Pour son introduction sur le marché hors cote de Paris, prévue pour le 15 avril, SMT Goupil (Société de Micro-Informatique et Télécommunication) va adopter un procédé trop négligé et pourtant judicieux. Avec le concours du CIIB (Centre d’informations et d’introductions boursières).
La société procède directement à une augmentation de capital par émission en numéraire. Les propriétaires vendent leurs droits de souscription. Les acquéreurs de ces droits sur le marché ne peuvent les négocier et s’engagent à souscrire au prix convenu de 140 francs par action.
Méthode profitable pour tous les partenaires. Les fondateurs de l’affaire encaissent le produit de la vente de leurs droits, conservent leurs actions et le contrôle de l’affaire, en récupérant une partie de leur investissement initial. Dans le même temps, les fonds propres de l’entreprise sont sensiblement renforcés (25 millions de francs), le capital étant augmenté d’un tiers, la souscription se faisant à raison d’une action nouvelle pour deux anciennes.
Les souscripteurs, ont la garantie de pouvoir acquérir le nombre exact d’actions qu’ils désirent à un prix fixe convenu d’avance, sans surenchère astronomique, comme ce fut le cas pour chaque nouvelle introduction sur le second marché.
C’est une première dans l’histoire des introductions sur le marché parisien qui devrait retenir l’attention des prochains candidats à la cotation et de leurs conseillers financiers.
Et l’on ne saurait trop féliciter de cette heureuse initiative le CIIB, qui garantit la bonne fin de l’opération. Car il faut du courage pour introduire une entreprise en Bourse à Paris, en commençant par demander de l’argent. Mais n’est-ce pas la vocation primordiale du marché, trop souvent oubliée, que d’apporter aux entreprises dynamiques les fonds dont elles ont besoin pour financer leur expansion ? Avec, bien entendu, le risque que cela comporte, les entreprises n’ayant encore pu faire la preuve durable de leur exploitation.
SMT Goupil a enregistré en 1984 une progression de 67 % de son chiffre d’affaires, à 206 millions de francs. Le bénéfice net ressort à 7,7 millions de francs, contre 1,5 millions en 1983. Mais les premiers exercices ont été lourdement déficitaires. Et, malgré cette nette amélioration de la rentabilité, le report à nouveau déficitaire ne sera encore, qu’en partie et restera encore négatif de 4,8 millions, l’actif net ne représentant que 86 francs par action, après affectation des résultats du dernier exercice.
C’est donc un effort financier qui est d’abord demandé aux nouveaux souscripteurs, en toute connaissance de cause, la société déjà lourdement endettée, ne pouvant, pour assurer son développement, se permettre d’alourdir davantage sa charge financière.
Mais cette attitude originale de la part de la société est finalement plutôt rassurante pour les nouveaux actionnaires, qui sauront à quoi s’en tenir, écartant de ce fait les spéculateurs avides de profits immédiats et qui ont souvent faussé les introductions, en particulier au second marché.
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