PLEIN POT : un pionnier de la réparation automobile rapide au Hors Cote
CIIB accompagne l’ouverture du capital d’un réseau national de 85 centres intégrés et franchisés
Entreprise accompagnéePLEIN POT
1985
Introductions en Bourse
Levées de fonds
Services
CIIB accompagne PLEIN POT, l’un des pionniers français de la réparation automobile rapide, dans son introduction au Hors Cote de la Bourse de Paris en décembre 1985, afin de consolider ses fonds propres et de préparer la poursuite de son développement.
L’opération
Contexte et opération
Créée en 1979 et présidée par Michael Wallace, PLEIN POT développe un concept alors novateur de réparation automobile rapide. L’entreprise garantit, six jours sur sept et généralement en moins d’une heure, le remplacement des pots d’échappement, amortisseurs et plaquettes de frein, quel que soit le modèle du véhicule.
En 1985, le réseau compte 85 centres : 31 sont exploités directement par l’entreprise et 54 fonctionnent en franchise. PLEIN POT exerce également une activité de grossiste auprès des garagistes, qui représente environ 20 % de ses ventes.
L’entreprise prévoit de réaliser en 1985 un chiffre d’affaires de 109 millions de francs. Elle se situe alors au deuxième rang des spécialistes français de la réparation automobile rapide et des pièces de remplacement, derrière Midas, avec une part de marché estimée entre 3 % et 4 %.
PLEIN POT soutient son développement par une politique de communication importante. Son budget publicitaire atteint 8 millions de francs en 1985, soit un peu plus de 7 % de son chiffre d’affaires. La télévision en absorbe environ la moitié et la participation au Paris-Dakar près de 20 %.
Cette croissance rapide conduit l’entreprise à rechercher un renforcement de ses fonds propres. Sous l’égide de CIIB, PLEIN POT accède au Hors Cote de la Bourse de Paris en décembre 1985.
Environ 10 % des actions ont été être mises à la disposition du marché sur la base d’un premier cours indicatif de 900 francs. Ce prix correspond à une valorisation de l’entreprise proche de 70 millions de francs, soit environ dix fois le bénéfice net de 1,9 million de francs attendu pour 1986.
L’introduction en Bourse a également permis de réaliser une augmentation de capital d’environ 5 millions de francs, en juin 1986 et destinée au public. L’objectif est de consolider les fonds propres, de financer la poursuite de l’expansion et de diffuser plus largement le capital de l’entreprise.
Michael Wallace indique alors avoir refusé une proposition de rachat de PLEIN POT pour 50 millions de francs, préférant préserver son indépendance et participer au développement futur du réseau.
Accompagnement CiiB
Notre intervention et ses résultats
Rôle de CiiB
CIIB prépare et accompagne l’introduction de PLEIN POT au Hors Cote de la Bourse de Paris en décembre 1985.
L’intervention de CIIB vise à permettre à cette entreprise en forte croissance de consolider ses fonds propres, d’ouvrir progressivement son capital au public et de préparer le financement de la poursuite de son développement.
L’opération prévoit la mise à la disposition du marché d’environ 10 % des actions, sur la base d’un premier cours indicatif de 900 francs, valorisant PLEIN POT à près de 70 millions de francs.
L’introduction au Hors Cote doit également servir de première étape avant une augmentation de capital d’environ 5 millions de francs, annoncée pour juin 1986 et destinée à élargir encore l’actionnariat de l’entreprise.
Résultat pour l’entreprise
Malgré son développement rapide et son introduction au Hors Cote, PLEIN POT connaît des difficultés financières au cours des années suivantes.
Le 1er février 1988, le tribunal de commerce de Paris ouvre une procédure de redressement judiciaire à l’égard de la société. Le 7 mars 1988, cette procédure est étendue aux filiales du groupe.
Par un jugement du 18 avril 1988, le tribunal arrête un plan de cession concernant PLEIN POT et ses douze filiales. La Société Shell française est désignée pour reprendre les actifs concernés, notamment les baux et les contrats de fourniture. Le réseau PLEIN POT poursuit ainsi son activité sous le contrôle de Shell.
En 1991, Speedy acquiert auprès de Shell les 82 centres du réseau PLEIN POT. Cette acquisition constitue une étape importante dans le développement de Speedy en France : elle lui permet de dépasser les 200 points de service et d’accélérer son développement en franchise.
Les centres PLEIN POT sont progressivement intégrés au réseau Speedy et l’enseigne PLEIN POT disparaît. Son réseau et son savoir-faire contribuent néanmoins directement à l’essor de l’un des principaux acteurs français de l’entretien et de la réparation automobile rapide.
Mémoire de l’opération
Sources et archives
Documents, publications et archives permettant de retracer
l’opération et son contexte historique.
Les Échos, 17 décembre 1985 – PLEIN POT sur le Hors Cote avec l’accompagnement de CIIB
press
17/12/1985
Les Echos
Plein Pot sur le hors-cote
Transcription
Les Échos – 17 décembre 1985
Plein Pot sur le hors-cote
■ « PLEIN POT sur le hors-cote ! » pourrait être le slogan publicitaire du CIIB, qui s’efforce de patronner le plus possible d’introductions de PME et PMI sur ce marché boursier d’acclimatation.
En fait, il s’agit tout simplement de l’arrivée en Bourse, sous l’égide du CIIB précisément, de la société Plein Pot qui, créée il y a cinq ans, a connu une expansion rapide et a besoin de consolider ses fonds propres.
Plein Pot garantit six jours sur sept, en un temps réduit, généralement moins d’une heure, le changement d’un amortisseur, d’un tuyau d’échappement ou de plaquettes de freins, quel que soit le modèle de votre voiture, le prix étant en rapport avec la qualité du service rendu et sa rapidité d’exécution.
La société réalisera en 1985 un chiffre d’affaires de 109 millions de francs, à partir de trente et un centres en exploitation directe et cinquante-quatre en franchise. Elle assure aussi une activité de grossiste auprès des garagistes qui représente 20 % de ses ventes. La franchise assure en 1985 environ six millions de revenus.
Plein Pot se situe au deuxième rang des spécialistes des pièces de rechange de voiture avec 3 % à 4 % du marché, derrière Midas et devant Sperry, la totalité des spécialistes ne couvrant, pour l’instant, que 12 % du marché global français.
Un effort particulier est consenti pour la publicité, un montant de huit millions ayant été affecté à ce budget en 1985, soit un peu plus de 7 % du chiffre d’affaires du groupe, la télévision en absorbant 50 % et le Paris-Dakar 20 % environ.
Le président Michael Wallace ne cache pas qu’il vient en Bourse pour faire rapidement appel au marché : une augmentation de capital de l’ordre de cinq millions de francs est déjà programmée pour juin 1986, et qui serait réservée au public afin de diffuser le plus possible le capital.
Pour l’introduction, il sera mis environ 10 % des titres à la disposition du marché sur la base d’un premier cours indicatif de 900 francs, ce qui capitaliserait l’affaire environ 70 millions de francs, soit environ dix fois le bénéfice net attendu pour 1986 : 1,9 million de francs. Le président affirme qu’on lui a proposé de racheter son entreprise 50 millions de francs, mais qu’il a préféré refuser pour rester maître chez lui et participer à l’expansion.
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