Réalisation CiiB

Normerel : un constructeur français de micro-ordinateurs au Hors Cote de la bourse de Paris

Une PME informatique accompagnée par CIIB vers le Hors Cote de la Bourse de Paris

Entreprise accompagnée Normerel
1986 Introductions en Bourse Levées de fonds
Technologies

En 1986, CIIB accompagne Normerel, constructeur français de micro-ordinateurs compatibles IBM, dans la préparation de son introduction au Hors Cote de la Bourse de Paris.

L’opération

Contexte et opération

Fondée en 1977 par Jean-René Tissot, ancien ingénieur d’Intertechnique, Normerel fabrique initialement des sous-ensembles électroniques pour de grands groupes industriels, notamment Matra, Sagem et Bull.

À partir de 1983, l’entreprise développe ses propres micro-ordinateurs compatibles IBM et crée une filiale commune avec Rank Xerox pour leur commercialisation. Sa capacité de production passe d’environ 7 000 unités en 1984 à une prévision de 10 000 unités en 1986.

En forte croissance, Normerel souhaite accéder au marché boursier afin d’accompagner son développement. L’entreprise choisit la formule d’acclimatation proposée par CIIB, considérant qu’elle ne présente pas encore la maturité nécessaire pour rejoindre directement le Second Marché. L’opération prévoit la mise sur le marché de 15 % du capital au Hors Cote de la Bourse de Paris.
Accompagnement CiiB

Notre intervention et ses résultats

Rôle de CiiB

CIIB conseille Normerel dans la préparation de son accès au marché financier et met en œuvre une démarche progressive d’acclimatation boursière au Hors Cote. Cette formule doit permettre à l’entreprise de se familiariser avec les exigences du marché avant d’envisager, à terme, un éventuel transfert vers le Second Marché.

Résultat pour l’entreprise

En 1987, Normerel poursuit le développement de ses micro-ordinateurs compatibles IBM PC, notamment avec la gamme Oplite. L’entreprise bénéficie alors de la collaboration d’André Truong — de son nom complet André Truong Trong Thi — fondateur de R2E et pionnier de la micro-informatique française, qui intervient auprès d’elle en qualité de conseiller.

Normerel connaît ensuite une croissance rapide. En 1988, elle figure parmi les principaux constructeurs français de micro-ordinateurs, derrière Bull et SMT Goupil. Cette progression témoigne de la place acquise par l’entreprise sur le marché français des compatibles PC, alors en plein essor.

Confrontée à la concurrence internationale, à la pression sur les prix et à l’évolution très rapide du secteur informatique, Normerel est placée en redressement judiciaire en 1991. En 1992, l’entreprise abandonne progressivement la fabrication et la commercialisation de micro-ordinateurs pour recentrer ses activités. Elle est finalement cédée en 1998.
Mémoire de l’opération

Sources et archives

Documents, publications et archives permettant de retracer l’opération et son contexte historique.

Article du Figaro du 6 mai 1986 annonçant la prochaine introduction de Normerel au Hors Cote
web 06/05/1986
Le Figaro

Introduction prochaine de Normerel

Transcription
Le Figaro — Mardi 6 mai 1986

Introduction prochaine de Normerel

Une jeune entreprise à forte croissance, Normerel, va faire son entrée la semaine prochaine au Hors Cote. Elle a choisi la formule d’acclimatation proposée par le Centre d’informations et d’introductions boursières (CIIB), estimant qu’elle n’a pas encore atteint le degré de maturité nécessaire pour affronter dès maintenant le Second Marché.
Fondée en 1977 par Jean-René Tissot, ancien ingénieur d’Intertechnique, Normerel s’est d’abord consacrée à la fabrication de sous-ensembles électroniques pour le compte d’autres firmes (Matra, Sagem, Bull...). Disposant dès 1983 d’une capacité de micro-ordinateurs compatibles avec les matériels I.B.M. et, pour la commercialisation, a créé une filiale commune avec Rank Xerox.
Les ventes qui ont porté sur 300 ordinateurs en 1984 et sur 3 000 en 1985 devraient dépasser 7 000 et peut-être s’élever à 10 000 unités en 1986.
Il est prévu un chiffre d’affaires de 70 millions de francs pour l’exercice 1985-1986 (clôture le 30 septembre) contre 29,6 millions pour l’exercice précédent. Quant au bénéfice net, il s’établirait à 5,5 millions contre 1 million. Le résultat serait de 232 F par action, un titre qui sera proposé au prix de 1 700 F. Le rapport cours/bénéfice serait à ce cours de 7,3 fois. Le ratio est encore plus faible si l’on se réfère aux objectifs pour l’exercice 1986-1987, soit un chiffre d’affaires en progression de 70 % à 120 millions avec maintien de la marge nette.
Mais, il s’agit d’un investissement à haut risque. Les principaux actionnaires qui mettront 15% des actions sur le marché verseront une partie des fonds recueillis sur un compte courant de l’entreprise en attendant une augmentation de capital en numéraire qui aura lieu en octobre-novembre prochains. La principale raison de l’introduction en Bourse est le renforcement des fonds propres.
L. D.
Découvrir CiiB

Un projet de financement ou de structuration ?

CiiB accompagne les PME-PMI dans leurs opérations de financement, d’ouverture du capital et d’organisation de leur actionnariat.