Réalisation CiiB

MONTDIFRAIS : première PME au hors-cote d’acclimatation de la bourse de Lille

Une entreprise agroalimentaire régionale ouverte à l’épargne publique avec CiiB

Entreprise accompagnée Montdifrais
1984 Introductions en Bourse Levées de fonds Marchés & liquidité
Agroalimentaire

CiiB accompagne Montdifrais, entreprise agroalimentaire de Montdidier, dans la première introduction régionale au hors-cote d’acclimatation de la Bourse de Lille.

L’opération

Contexte et opération

Implantée à Montdidier, dans la Somme, Montdifrais est spécialisée dans le commerce de bestiaux, l’abattage ainsi que la fabrication de charcuteries et de produits surgelés. En 1984, cette PME prospère emploie environ 120 personnes et recherche de nouveaux moyens financiers pour accompagner son développement.

Alors que les petites entreprises hésitent encore à accéder au Second Marché, Montdifrais choisit une formule intermédiaire proposée par CiiB : le « hors-cote d’acclimatation ». Inspiré du marché américain de gré à gré, ce dispositif doit permettre aux PME de se familiariser progressivement avec les techniques boursières, la cotation et l’information régulière des actionnaires, avant d’envisager éventuellement l’accès à un marché réglementé.

La première cotation de Montdifrais intervient à la Bourse de Lille le 26 juin 1984. Pour un cours de 313 francs, 16 072 titres sont demandés, alors que seulement 2 700 titres sont proposés. La demande représente ainsi près de six fois le nombre d’actions offertes.

Cette opération marque la première utilisation régionale, à Lille, du hors-cote d’acclimatation conçu et développé par CiiB pour faciliter l’accès des PME-PMI à l’épargne publique.
Accompagnement CiiB

Notre intervention et ses résultats

Rôle de CiiB

CiiB a proposé à Montdifrais le recours au hors-cote d’acclimatation et l’a accompagnée dans la préparation de son dossier et son inscription à la Bourse de Lille.

Cette formule permettait à une PME régionale d’accéder progressivement au marché boursier, avec un dossier plus léger que pour une admission au Second Marché ou à la cote officielle, tout en organisant une cotation et une information régulière des actionnaires.

L’opération Montdifrais a ainsi constitué, en juin 1984, la première application régionale à Lille du hors-cote d’acclimatation développé par CiiB.

Résultat pour l’entreprise

Montdifrais est demeurée cotée au hors-cote de la Bourse de Lille pendant plusieurs années. Ses actions figurent encore dans les listes officielles des valeurs du hors-cote publiées à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

La société a ensuite porté la dénomination SA Montdifrais Montdigel. Immatriculée sous le numéro SIREN 671 720 431, elle exerçait une activité de production de viandes de boucherie à Montdidier.

Les données juridiques disponibles font état de la radiation définitive de la société du registre du commerce et des sociétés d’Amiens le 25 juillet 2002. Les circonstances précises de l’arrêt de l’activité et les éventuelles reprises antérieures restent à documenter.
Mémoire de l’opération

Sources et archives

Documents, publications et archives permettant de retracer l’opération et son contexte historique.

Article de La Voix du Nord du 27 juin 1984 consacré à l’introduction de Montdifrais au hors-cote d’acclimatation de Lille
La Voix du Nord, 27 juin 1984 — Montdifrais au hors-cote d’acclimatation
press 27/06/1984
La Voix du Nord

A Lille, Montdifrais au hors-cote « d’acclimatation »

Transcription
LA VOIX DU NORD
MERCREDI 27 JUIN 1984

À LILLE,
MONTDIFRAIS AU HORS-COTE « D’ACCLIMATATION »

La Bourse de Lille a connu hier une première régionale avec l’introduction au hors-cote dit « d’acclimatation » d’une PME régionale, Montdifrais.

Le hors-cote est connu pour être un marché boursier non officiel, dont la vitalité n’est pas très grande puisque les cours donnés à titre indicatif résultent de cotations épisodiques. D’ailleurs, pour tirer de ce marché les sociétés plus actives, a été créé le Second Marché. Mais devant l’essor de ce dernier, les petites entreprises hésitent à se lancer dans ce marché vivace et trop réservé encore aux grosses entreprises.

Montdifrais, dont le siège se situe dans la Somme, à Montdidier, spécialisée dans le commerce de bestiaux, l’abattage et la fabrication de charcuterie et de surgelés, quoique petite entreprise de 120 personnes, est prospère et nourrit de grandes ambitions. Pour obtenir pourtant des financements à la hauteur de ses espoirs, elle a choisi l’épargne publique par le biais de la Bourse, une méthode qui, somme toute, n’est pas encore très utilisée en France, bien que fort employée aux USA sur le « over the counter », le hors-cote américain.

C’est d’ailleurs sur le modèle de ce dernier qu’a été créé le hors-cote d’acclimatation, pour justement habituer les entreprises à la technique boursière et envisager ultérieurement un accès au marché officiel. Montdifrais SA, pour établir le dossier d’introduction, dossier relativement léger et moindre que pour l’introduction au Second Marché ou à la cote officielle, a fait appel au Centre d’informations boursières pour les PME-PMI, qui a lancé l’idée du hors-cote d’acclimatation.

UN « PETIT » SECOND MARCHÉ

Le hors-cote d’acclimatation n’est pas sans rappeler le Second Marché. Grâce à la souplesse de la législation, il permet une cotation quotidienne, un suivi de la société et surtout une information régulière des actionnaires. Il offre, d’où l’intérêt pour la PME, une source de financement non négligeable grâce à un apport de liquidités résultant des transactions.

Mais l’introduction en Bourse selon cette formule peut être un moyen supplémentaire de revitalisation de la Bourse, en particulier de la place lilloise. M. Dupont, syndic des agents de change, l’a fait remarquer hier. À la Bourse lilloise, grâce au marché des obligations, grâce aux introductions sur le Second Marché, le premier semestre a été particulièrement dynamique et a vu une augmentation de 65 % du volume des transactions.

La preuve est la cotation de Montdifrais pour ce premier jour en Bourse : pour un cours de 313 F, 16 072 titres ont été demandés, dont 14 870 au mieux et 1 202 titres entre 320 et 390 F. Le cours indicatif était de 290 F et 2 700 titres étaient offerts. Comme quoi, la région est largement ouverte à l’épargne boursière.

(Ph. V.d.N.)
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