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05/03/1986
La Cote Desfossés
LES BEAUX SITES au hors cote de Paris le 10 mars
Transcription
La Cote Desfossés
Mercredi 5 mars 1986
LES BEAUX SITES au hors cote de Paris le 10 mars
Aménageur foncier en Haute-Normandie, la société LES BEAUX SITES introduira de 7 500 à 15 000 actions (sur un total de 50 000) au cours indicatif de 750 F, le 10 mars prochain, sur le hors cote parisien (première cotation le 13 mars). 50 % du produit de cette vente seront réincorporés dans les comptes courants d’associés, pour réalimenter la trésorerie. En outre, la société envisage une augmentation de capital de l’ordre de 10 MF avant la fin de l’année.
Cette introduction, qui intervient sous l’égide du CIIB (Centre d’information et d’introduction boursière des PME-PMI), à quelques jours des législatives, a un objectif précis : être prêt à faire face à une éventuelle relance de la construction, consécutive à un changement de majorité politique. Cela, par un renforcement des fonds propres à portée de main, en même temps qu’une économie de frais financiers (4 MF en 1985). S’y ajoutera une notoriété plus large, puisque la société est sur le point de se développer en région parisienne. Le capital, totalement entre les mains du président, M. Pierre Dehaye, et de sa famille, a été porté de 1,5 à 5 MF en 1985.
Les Beaux Sites a réalisé sur l’exercice (au 30 septembre) 1984-1985 un bénéfice après impôts de 764 135 F, pour un chiffre d’affaires de 72,17 MF (respectivement 1,1 MF pour 63,11 MF en 1983-1984). Elle a dû payer 196 152 F non récurrents (impôt sur plus-value et prime exceptionnelle), si bien que le bénéfice, s’établissant en réalité à 1,36 MF, représente 27,21 F par action. Par ailleurs, les provisions pour travaux à réaliser seraient « extrêmement prudentes », selon le commissaire aux comptes. Il prévoit 2 MF de bénéfice après impôt en 1985-1986.
La société a choisi un créneau « social » bien précis — zones à aménagement différé en zones urbaines ou périurbaines, à proximité des emplois et des équipements collectifs, de plus en plus tourné vers l’habitat diffus — en offrant des prix de vente de ses terrains à construire inférieurs à ceux de la concurrence. Elle détient, en propriété, 211 ha, auxquels s’ajoute un potentiel de maîtrise foncière (conventions avec les communes), représentant 4 834 lots de terrain à bâtir. La plus-value potentielle théorique des terrains possédés s’élève à 11,5 MF, selon ses responsables.
Par ailleurs, elle a bâti et loué en crédit-bail 50 000 m² d’entrepôts à des entreprises. Selon son président, son plus important « investissement incorporel » réside dans les relations de confiance suivies avec les élus de sa région. En douze ans, elle a réalisé 6 000 parcelles constructibles.
O. N.