Réalisation CiiB

GACHOT et SYSTRAN : la Bourse au service du redressement et de l’innovation

Du redressement industriel au développement technologique

Entreprise accompagnée GACHOT / SYSTRAN
1984 – 1989 Introductions en Bourse Redressement / développement
Industrie Technologies

Introduite par CIIB au Hors Cote de Paris, GACHOT mobilise l’épargne du public pour restaurer sa situation financière et financer son développement, notamment autour de SYSTRAN.

L’opération

Contexte et opération

GACHOT et SYSTRAN : la Bourse au service du redressement et de l’innovation

En 1984, GACHOT, PME de robinetterie en difficulté, est inscrite par CIIB au Hors Cote de Paris. Le placement de 170 000 actions auprès du public, représentant 47 % du capital, et les augmentations de capital apportent près de 5,1 millions d’euros en valeur 2026. L’épargne mobilisée permet de rétablir la situation financière de GACHOT et de financer son développement dans la traduction automatique avec SYSTRAN.
Après un apport partiel d’actif en juin 1989, CIIB accompagne également l’accès de SYSTRAN au Hors Cote.
Accompagnement CiiB

Notre intervention et ses résultats

Rôle de CiiB

CiiB a accompagné GACHOT dans son admission au Hors Cote de Paris, la mobilisation de l’épargne du public et les opérations d’augmentation de capital. Cet accompagnement a contribué au financement du redressement et du développement de l’entreprise, puis à l’accès de SYSTRAN au Hors Cote.

Résultat pour l’entreprise

Le recours à l’épargne du public et aux augmentations de capital a contribué au rétablissement de la situation financière de GACHOT et au financement de son développement. L’opération a également accompagné le développement de SYSTRAN, qui a ensuite accédé au Hors Cote.
Mémoire de l’opération

Sources et archives

Documents, publications et archives permettant de retracer l’opération et son contexte historique.

Gachot a gagné
Gachot a gagné
press 21/01/1986
Le Figaro

Gachot a gagné

Transcription
LE FIGARO - Mardi 21 janvier 1986

Gachot a gagné

Sauvée par la cotation au hors-cote et les souscriptions du public, la société cherche la consécration : l’introduction au second marché.

Entre autres avantages, la Bourse offre aux entreprises la possibilité d’accroître leurs fonds propres dans de bonnes conditions. Mais, en principe, il faut être en bonne santé pour lever des capitaux sur le marché financier. Rompant avec les habitudes, Gachot S.A. a tenté et réussi une expérience inédite qui ouvre de nouveaux horizons aux sociétés en difficulté.
Cette P.M.E., troisième en France dans le secteur des robinets industriels, avait déposé son bilan en juillet 1975 et obtenu un concordat en 1979. Quatre ans plus tard, elle ne pouvait plus faire face à ses échéances. Elle risquait alors de disparaître pour des raisons essentiellement conjoncturelles après une période de forte croissance et malgré son avance technique et ses implantations commerciales.
Avec le concours du Centre d’informations et d’introductions boursières (C.I.I.B.), le groupe familial Gachot fit inscrire le titre au hors cote dans le dessein de vendre des actions et de rembourser les créanciers qui eux (à 97 %) ne voulaient pas d’actions en échange de leur dû.
L’action Gachot a donc été introduite au hors cote le 31 juillet 1984 à 105 F pour une valeur nominale de 100 F. Elle a monté la même année jusqu’à 146 F pour évoluer en 1985 entre 142 et 184 F et s’élever à 232 F au début de 1986. Plusieurs augmentations de capital en numéraire ont été réalisées depuis la première cotation, permettant de placer en tout dans le public (ventes et souscriptions) près de 170 000 actions, soit 47 % du capital. La situation nette est passée de 26,4 millions à 49,7 millions, les dettes à long terme ont été ramenées de 57 à 3 millions. Le concordat a pris fin deux ans avant l’échéance.
L’exercice 1985 se soldera par un bénéfice d’exploitation de 12 millions contre 8 millions en 1984. Les estimations pour 1986 portent sur 15 millions. L’incidence fiscale sera modifiée par le retour à une situation normale, ce qui ne permet pas de préciser actuellement ce que sera le bénéfice net.
Gachot base ses évaluations sur la robinetterie qui restera son activité de base. Mais de grands espoirs reposent sur la diversification dans les traducteurs automatiques Systran pour laquelle de gros investissements ont été réalisés. Le marché potentiel de ces systèmes est de l’ordre de 2 milliards de F par an en Europe et de plus de 15 milliards dans le monde. Le groupe bénéficie de l’appui et de la coopération des Communautés européennes et a déjà l’exclusivité pour l’arabe, la sixième langue parlée dans le monde. Systran est maintenant accessible en France par minitel.
Sauvée par la Bourse, Gachot va demander cette année son introduction au second marché, une sorte de consécration.

Luc DEMEULENAERE.
web
Finance Circulaire

Liste des 54 petites entreprises introduites en bourse par CiiB sur les sept bourses régionales françaises jusqu’en 1991

Consulter la source
Découvrir CiiB

Un projet de financement ou de structuration ?

CiiB accompagne les PME-PMI dans leurs opérations de financement, d’ouverture du capital et d’organisation de leur actionnariat.